bad powdery mildew

En bref... 

  • Il est essentiel de protéger les vignes contre cette maladie en début de saison, car la maîtrise des infections primaires permet de réduire la propagation secondaire. 
  • Surveillez l’état du feuillage et inspectez régulièrement les zones ombragées et tempérées à la recherche de taches poudreuses précoces. 
  • Une gestion efficace repose sur des pratiques de LAI : circulation de l’air dans le feuillage, sélection des variétés et application opportune de fongicides avec rotation antirésistance.
 

L’oïdium est l’une des maladies fongiques les plus courantes et les plus dommageables dans les vignobles canadiens. Il menace le rendement, la qualité des fruits et la saveur du vin. 

L’oïdium de la vigne, causé par le champignon Erysiphe necator (anciennement Uncinula necator), est une maladie destructrice. Bien que tous les types de raisins puissent être touchés, la sensibilité à l’oïdium varie selon les cépages, y compris ceux couramment utilisés pour la production de vin. Vous trouverez ci-dessous les principaux éléments à prendre en considération et les options de gestion. 


Conseil pour prévenir l’oïdium : protégez les vignes et les grappes précocement jusqu’au stade des petits grains afin d’éviter les infections primaires les plus dommageables.

Quand être vigilant

Le champignon hiverne sous forme de chasmothécies (corps fructifères) sur l’écorce ou les feuilles mortes. Au printemps, à la suite de précipitations, des ascospores sont libérées et infectent les jeunes pousses et feuilles de la vigne. L’infection primaire est favorisée par des températures optimales comprises entre 20 et 25 °C. Il est particulièrement important de supprimer les infections primaires, car une bonne maîtrise à ce stade permet de limiter le risque d’infections secondaires pendant le reste de la saison.  

Les infections secondaires se propagent par des conidies aéroportées et peuvent se développer rapidement lorsque l’humidité est élevée et que les températures sont modérées à chaudes (15-30 °C). Dans ces conditions, des taches de moisissure blanche poudreuse apparaissent en 7 à 10 jours. Elles produisent des millions de spores dispersées par le vent, provoquant de nouvelles infections qui ne dépendent pas de l’humidité libre, comme la rosée. 

L’oïdium se propage rapidement au début de l’été sous des températures modérées, en particulier dans les zones ombragées. Les températures élevées et l’ensoleillement direct inhibent la production de spores et l’infection. 

Malheureusement, le cycle d’infection se répète tout au long de la saison lorsque les conditions sont favorables, ce qui crée des difficultés pendant la saison entière si la maladie n’est pas maîtrisée. 

Signes et symptômes de l’oïdium à surveiller :

Feuilles : taches blanches poudreuses sur la face supérieure, pouvant entraîner un enroulement ou un jaunissement des feuilles. 

Pousses : aspect poussiéreux ou lésions brunâtres, se transformant finalement en lésions ressemblant à des taches d’encre foncées. 

Fruits : recouverts d’une couche gris-blanc au début de l’infection, puis peuvent se fendre ou se ratatiner. 

Grappes : les fleurs risquent de ne pas se former si l’infection survient tôt. 

Gestion de l’oïdium 

La meilleure façon de gérer l’oïdium est de mettre en place un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI) qui combine des stratégies de prévention, de surveillance et de traitement ciblé.  

Les principales pratiques de LAI devraient inclure ce qui suit  :

Gestion du couvert végétal : la taille et l’éclaircissage des pousses améliorent la circulation de l’air et la pénétration de la lumière du soleil, et réduisent les conditions humides qui favorisent le développement des champignons. 

Sélection des variétés : dans la mesure du possible, choisissez des cépages moins sensibles à l’oïdium. 

Effeuillage : la taille et l’effeuillage, qui permettent de limiter l’ombrage et d’améliorer la circulation de l’air dans le feuillage, peuvent réduire à la fois la fréquence et la durée des périodes à risque, en particulier dans des conditions humides. 

Fongicides : il n’existe pas de seuil d’intervention contre l’oïdium; c’est pourquoi des produits chimiques, notamment du soufre et des fongicides, devraient être appliqués avant que l’infection ne se produise. 

Solutions contre l’oïdium de la vigne 

Les viticulteurs peuvent lutter efficacement contre l’oïdium grâce à la gamme de produits proposés par Syngenta. 

Solution (groupe du FRAC)MaladiesMoment du traitementDose d’emploi*Délai d’attente avant la récolte
Aprovia® Top (3 + 7)Blanc (oïdium)Du débourrement à la postfloraison jusqu’au stade des petits grains643 mL/ha
(260 mL/acre)
21 jours
Inspire Super® (3 + 9)Anthracnose foliaire
Alternariose
Blanc (oïdium)
Pourriture grise
Pourriture noire
Du débourrement à la véraison836 mL/ha
(338 mL/acre)
14 jours
Miravis® Prime (7 + 12)Oïdium (blanc)
Moisissure grise
Du développement des pousses à la véraison0,8 à 1 L/ha
(0,324 à 0,405 L/acre)
7 jours

* Dose d’emploi contre l’oïdium

Gestion de la résistance aux fongicides

Alternez les modes d’action et intégrez des fongicides multisites à faible risque dans vos programmes de lutte contre l’oïdium. Pour plus d’informations sur la gestion de la résistance aux fongicides, consultez l’article Tips for slowing down fungicide resistance in fruits (en anglais uniquement). 

Contactez votre représentant Syngenta ou votre partenaire détaillant pour discuter de la manière dont les outils Syngenta peuvent soutenir votre programme de lutte contre l’oïdium. Leur perspective locale contribuera à garantir que les stratégies de gestion de la résistance sont les mieux adaptées à votre région et à vos variétés. 

 

Toujours lire l’étiquette et s’y conformer. Aprovia®, Inspire Super®, Miravis® et le logo Syngenta sont des marques de commerce d’une société du groupe Syngenta.